Monday, June 25, 2012

Paris Match N°3292 (21 au 27 Juin 2012)



Source : Paris Match .
By Emilie Blachere

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Une haie d’admiratrices l’accueille, smartphones en mains. Rien à voir avec les fans de l’ado prépubère Justin ­Bieber. Ici, les femmes sont chics et mûres. Simon Baker s’avance sur les pavés dans la cour du château de Chantilly, dans lequel est organisé le dîner, lui aussi tant attendu, du prix hippique de Diane Longines. Physique de prince charmant, allure de gentleman, Simon a tout pour nous plaire. Même les femmes qui « n’aiment pas les blonds » sont sous le charme.

A 42 ans, l’acteur australien, né en Tasmanie, est la ­dernière coqueluche des écrans cathodiques. Depuis bientôt quatre ans, il joue Patrick Jane, un médium beau gosse reconverti en enquêteur au Bureau californien d’investigation (CBI), dans la série « Mentalist ». Une version sexy et branchée de Columbo. Tantôt arrogant, cynique, tantôt joueur, narquois, toujours sympathique, le dandy démasque voleurs et meurtriers. Sa botte secrète : un flair presque animal, qui lui permet d’anticiper le comportement humain et d’arrêter les méchants en cinquante-deux minutes. Un seul lui file entre les mains : John le Rouge, l’assassin de sa femme et sa fille. Parviendra-t-il à le retrouver ?

Il aimerait qu'on oublie ses apparitions
en gogo-dancer dans des clips australiens


Aux Etats-Unis, plus de 18 millions de téléspectateurs suivent ses aventures. En France, ils sont 9 millions à ­attendre avec impatience le lancement de la quatrième saison, à la rentrée, sur TF1. Star, Simon Baker l’est devenue sur le tard, à 38 ans. Habitué aux seconds rôles, dans « Le diable s’habille en Prada » il côtoie une Anne Hathaway débutante et une Meryl Streep étonnante. Lui aimerait qu’on oublie ses apparitions en gogo-dancer dans des clips musicaux australiens au début des années 90. Pourtant, c’est grâce à son physique de champion de surf que le jeune Simon est repéré. Il joue dans la série « Hartley, cœurs à vif » et dans quelques autres sitcoms nationales avant de s’envoler en 1995 aux Etats-Unis. Il apparaît dans quelques films, puis c’est la consécration en 2008 avec « Mentalist ».

Depuis, le comédien sourit : « Dorénavant, je peux choisir ou refuser des films. Tout vient à point à qui sait ­attendre ! » Perfectionniste, pragmatique et impatient, il continue : « J’aimerais évoluer à présent. Je voudrais me lancer dans la réalisation, ce serait une étape logique dans ma carrière. Il faut s’améliorer, progresser. Et puis quel bonheur de mettre ses idées sur une feuille blanche, de les partager avec une équipe et de créer un film ! » Son regard azur s’illumine, perçant, troublant. Ses yeux sont rieurs ; ses fossettes, enfantines. Ses cheveux, ondulés comme les vagues qu’il aime surfer, sont un autre de ses atouts. Lui-même le confesse : « J’ai de la chance. Je passe très peu de temps devant ma glace. Je n’aime pas me ­coiffer, et, Dieu soit loué, mes mèches se positionnent toujours assez bien. » Simon a donc les cheveux dociles. Et une ­élégance naturelle .

Marié depuis 21 ans avec Rebecca
Rigg, ils ont ensemble trois enfants


Simon Baker est une exception à Hollywood. Marié ­depuis vingt et un ans avec Rebecca Rigg, une actrice australienne, ils ont ensemble trois enfants : Stella, 18 ans, Claude, 13 ans et Harry, 10 ans. Simon répète : « Sans l’amour de ma famille, je ne serais pas là aujourd’hui. Rebecca me soutient dans tout ce que je fais, me stimule en permanence et me donne de précieux conseils. Elle est incroyable, c’est mon roc ! » Leur amour est vrai, sincère, presque énervant. Simon ajoute : « Ce qui me rend le plus heureux, c’est ­de regarder mes enfants rire. Quand ils s’amusent sans se ­chamailler, c’est une vraie drogue. Je n’aime pas être éloigné d’eux. »

Son rythme effréné lui laisse peu de temps pour en profiter. Aux soirées mondaines il préfère donc les repas en ­famille, la bière australienne Victoria Bitter et les ­sandwichs jambon-beurre salé, son péché mignon. « C’est ­devenu ­obsessionnel, admet-il. Lorsque je pose le pied sur le sol français, je vais en manger un. » Une bonne excuse pour souvent venir en France, seul ou avec ses proches. « J’adore votre attitude, votre authenticité, votre franc-parler. Surtout, j’admire Jean-Paul Belmondo. J’ai vu et revu plusieurs fois “Pierrot le fou”. »

Autre confidence surprenante, Simon reconnaît avoir consulté des cartomanciens. « Je crois au don de voyance. J’y vais parfois pour me remonter le moral. Au début de ma carrière, j’y allais plus souvent. » Alors qu’est-ce qu’un ­médium pourrait aujourd’hui lui prédire ? « Je voudrais rester comme je suis. Heureux avec ma famille et en bonne santé. Si je peux continuer à être excité par mon travail, cela sera parfait ! » Le bonheur pour lui est très facile : « Déguster un bon vin, regarder le soleil se coucher, être avec les miens, plonger dans l’océan et se laisser sécher au soleil. » Bref, une vie simple.

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